dimanche 14 novembre 2010

L'image conteuse.

A faire la bourge, on a l'teint blafard.

Aujourd'hui, j'ai envie de parler de bonheur. Un bien être qui dure une semaine et qui parait durer des mois. Qui fait retomber tout le monde de très haut quand la réalité nous rattrape. 
Tout commence par un homme, cet homme, ce fabuleux, ce grand, cet immense monsieur qui n'a l'air de rien et qui s'avère être tout. Un grand tout de la nature humaine. Un ion positif qui te trimballe une énergie à faire pleurer les dames d'un rire aigu. A leur papillonner le ventre, à leur muscler les abdos.
Ce monsieur s'appelle JLM. Et JLM, JeL'Aime.


Avec les autres on est partout, tout le temps. On a des petits badges violets avec nos faces dessus et on peut passer partout, même dans les soirées VIP qui sont nulles à chier. Que des intellos, bobos, bourgeois qui se prennent la tête sur des questions philosophiques, du jazz en live avec un saxophoniste et un pianiste, une lumière tamisée et une expo photo de Christian Poveda. Nous on se marre, on se fout de leur gueule et on joue au bourgeoises, pour rigoler. "J'adooore c'que vous faites. J'ai tout vu." On décline la phrase de milles façons différentes, dans toutes les situations possible.


Mélou la Mort.
On parle de Pologne, on se dit qu'on va y aller. On regarde du coin de l'œil Elizabeth Huppert parce-que n'empêche qu'on l'admire. Elle ressemble à la mort, elle est toute fripée et elle porte un rouge à lèvre très voyant et elle a des cheveux gris. Des airs de sa sœur, aussi. On croise Christa Théret qui me demande du feu. PETITE POUFFE Bonjour ! En mode Paris-j'me-la-pète-j'ai-joué-dans-LOL-et-LeVillageDesOmbres-moi. Connasse. Je fais semblant de pas la reconnaitre pour la faire bien chier, et je crache sur sa gueule une fois qu'elle est entrée dans le salon de thé le plus cher de Sarlat. Sa copine actrice aussi est une petite pouffe. Et le réalisateur est trop moche. On s'marre.

Dans le lot, on croise Edouard Baer, on filme son passage au cinéma. Il a trop la sse-cla, je kiffe. Le film d'Esposito est une grosse merde, comme celui de Garcia. Romain nous dit ce matin "Ils s'amusent, ils ont du fric, ils font des films avec leur copains, mais ils n'y aucun propos". Il met des mots sur ma pensée, gros soulagement, j'ai démonté le film devant lui avant qu'il aille le voir. J'avais presque peur qu'il ne soit pas d'accord avec moi. C'est quand même mon prof d'amour, je voudrais pas passer pour une teu-bé. Alain Attal est moche avec sa doudoune, mais j'ai trop de respect pour le lui faire remarquer. Trop de respect aussi pour parler honnêtement à Nicole Garcia de la valeur de son film. Elle a quand même fait "Selon Charlie".
On trippe sur le making-offeur trop nul qui est hiérarchiquement au dessus de nous, mais qui fait de la daube et qui nous pique toutes nos idées. P'tit con ! On va à la soirée lycéen de fin de festival pour faire quelques plans, c'est nul. Un p'tit pet et puis s'en va.

À Sam, à Mélo, à Mélou, à Marine, à Emma, à JLM, et à moi-même, je dis merci. Merci de cette putain de bonne semaine. Pour les conférences fantastiques sur la lumière et le scénario, pour la private avec Soulaymane Cissé "il faut faire une radiographie, owi, owi !", pour l'interview radio et tv qui nous a bien fait tripper, pour la manipulation de l'image, pour le foie gras trop bon au carré VIP, pour les caméras qui deviennent prolongement du corps, pour le repas de clôture où on s'est pété le bide, pour les danses free-style, pour le resto, pour les larmes de rire, pour JLM, pour la photo encadrée, pour Sound of Noise ce petit bijoux, pour les milliers de pas qu'on a fait en une semaine, pour le bagde bordeaux accrédités presse et non pas jaune pisseux des lycéens tout court.

JEAN LUC TRONCHARD, MERCI !

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